Le nom du village évoque la présence de ce qu’on appelait autrefois un chaufour, c’est-à-dire un four à chaux. Le premier hameau fut édifié près d’une butte calcaire qui alimentait un calcis furnas (latin). Ce type de four à haute pression était très utilisé au Moyen-Age pour affiner le minerai et dégager la poudre de chaux. Cette dernière était très demandée pour la construction des édifices.
La forêt, qui était toute proche et dense, fournissait le combustible. Un texte de 1180 cite l’endroit sous le nom de calidofurno qui signifie littéralement : chaux four. Il s’agit peut-être de l’interprétation d’un scribe mais aujourd’hui, on appelle les habitants de Chaufour Notre-Dame les Calidofourniens.
En 1793, pendant la Révolution Française, Chaufour Notre-Dame a été le théâtre de l’extermination des restes de l’armée vendéenne.
Le développement du bourg se fait grâce à la création de la voie royale 157 vers 1860.
Le 23 septembre 2012, la municipalité de Chaufour Notre Dame a organisé une commémoration pour rendre hommage aux trois soldats américains tués sur le territoire de la commune lors de la libération le 8 août 1944. Ces cérémonies tardives, intervenant 68 ans après les faits, ont été rendues possibles grâce à des renseignements fournis par des historiens. Les trois soldats appartenaient à la 90ème division d’infanterie de la 3ème armée américaine commandée par le Général Georges S. Patton : Henry Bockhorn, Alfred L. Green et Charlie Richardson.
Les cérémonies étaient placées sous la présidence de M. Pascal Lelarge, Préfet de la Sarthe, représenté par M. Jean-François Houssin, Sous-Préfet de La Flèche. Ont également participé à la commémoration : M. Robert Tate, Consul des États-Unis d’Amérique, M. Perez, Attaché militaire de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique, Mme Sylvie Tolmont, Député de la Sarthe.
M. Patrice Leboucher, Maire de Chaufour Notre Dame, a conduit le cortège jusqu’à l’église pour une messe du souvenir. Le cortège était composé de neuf membres de la famille d’Alfred Green, dont Mme Faye Campbell soeur du soldat. Ces personnes étaient venues spécialement des États- Unis pour répondre à l’invitation de la municipalité.
Les Conseillers municipaux, les membres de l’Union Nationale des Combattants, les Portes- Drapeaux, les membres des Vétérans Franco-Américains, les Présidents des Associations de la commune, les enfants des classes primaires des deux écoles de la commune et une foule très nombreuse ont participé aux cérémonies.
Une plaque commémorative scellée sur un mur de la place de la mairie a été dévoilée par Mme Faye Campbell et M. Patrice Leboucher. Les enfants des écoles ont chanté les Hymnes Américain et Français. La totalité des associations de la commune s’est associée au conseil municipal pour la préparation et l’organisation des cérémonies ainsi qu’au vin d’honneur et au banquet, faisant ainsi de ce jour un moment fédérateur et unique dans l’histoire de la commune.
Située dans la deuxième couronne de l’agglomération mancelle, aisément accessible par la route de Laval et très proche du secteur tertiaire de l’ouest de l’agglomération mancelle (Zone du Ribay, Université du Maine,Centre Hospitalier), la commune, prototype même du « village-rue » du XIXème siècle s’est développée autour de son bourg historique avec la création de nombreux lotissements faisant appel à une grande mixité (pavillons individuels,locatifs).
La zone rurale est encore préservée avec un certain nombre d’agriculteurs en activité, un bocage peu altéré.
On note la présence de quelques demeures de caractère , en particuliers deux châteaux (les Mortrais, la Denisière) appartenant à la grande bourgeoisie terrienne et industrielle du XIXeme et début XXème siècle.
Le dynamisme de la Municipalité et des associations locales, allié à une position géographique attractive, concourent à cet essor retrouvé et au développement régulier mais maitrisé de cette commune.
Tu habites sur les communes du Bocage Cénomans, tu as entre 14 et 17 ans et tu souhaites participer…